Culture

Leur canonisation est imminente : retour sur la vie de ces deux français qui vont être nommés saints en mai 2022.


Deux saints français en devenir !

La Terre et le Ciel sont en fête : le 15 mai à Rome, Charles de Foucauld sera reconnu saint par l’Eglise ; le 22 mai ce sera au tour de Pauline Jaricot de faire un pas vers la canonisation, elle sera béatifiée à Lyon.

Le chemin vers la canonisation est long. Le serviteur de Dieu doit d’abord être reconnu « Vénérable » du fait de l’héroïcité de ses vertus. Autrement dit, il doit avoir vécu de manière exemplaire, au plus près des valeurs de l’Evangile. Ensuite, pour qu’il devienne « Bienheureux », ses écrits ou autres productions sont examinés. Une enquête sur sa vie est alors réalisée mais ne suffit pas puisque l’accomplissement d’un miracle est également nécessaire. Enfin, la canonisation demande encore un dernier miracle !


Miracles aujourd’hui

Les miracles qui ont permis la canonisation de ces deux bienheureux ont eu lieu ces dernières années. En 2016, un jeune charpentier tombant du toit lors de travaux de restauration de la chapelle de l’institution Saint-Louis à Saumur, où vécut Charles de Foucauld, sort indemne d’une chute de 15 mètres malgré un abdomen transpercé de part en part par un morceau de bois issu d’un banc. Le tout le jour exact du centenaire de la mort du saint ! Le patron de l’entreprise, membre de la paroisse de Saumur Charles-de-Foucauld, sur le territoire de laquelle eut lieu l’accident, priait alors une neuvaine pour la canonisation du bienheureux, et avait lancé des chaînes de prières pour la guérison de son employé. Celle-ci fût obtenue, sans que les médecins ne puissent l’expliquer.

L’intercession de Pauline Jaricot, elle, a sauvé une jeune enfant de la mort, Mayline, en 2012. Alors que la petite fille était condamnée à l’étouffement, après avoir avalé de travers un morceau de saucisse, une neuvaine faite sous l’intercession de Pauline Jaricot la tire du coma de façon inexplicable selon la science, sans qu’elle ne garde aucune séquelle de l’événement malgré la détérioration annoncée de son système cérébral.


Charles et Pauline, deux exemples de missionnaires

Issus tous deux de familles fortunées, Charles de Foucauld et Pauline Jaricot ont en commun une jeunesse agitée. Née à Lyon en 1799, chez des fabricants de soieries, Pauline va rompre avec sa vie mondaine après une homélie qui bouleversera sa vie. Abandonnant toute vanité, elle décide de consacrer sa vie au Seigneur tout en restant laïque et en faisant vœu de chasteté. Elle crée en 1819 l’Œuvre de la Propagation de la Foi qui a pour objectif de réunir une dizaine de personnes autour de la prière pour les missions. En quelques années, le nombre de vocations de missionnaires se multiplie par trois. Elle développe par la suite le Rosaire Vivant, qui répartit les quinze dizaines d’un rosaire entre plusieurs participants. L’Œuvre pour la Propagation de la Foi accédera en 1922 au statut d’Œuvre Pontificale Missionnaire.

Charles, pour sa part,  naît à Strasbourg en 1858. Après une enfance marquée par de nombreux décès, il rentre à Saint-Cyr, puis devient officier de cavalerie, géographe, explorateur des confins algéro-marocains. Résolument éloigné de la Foi, il redécouvre la curiosité pour le sujet religieux au contact des musulmans qu’il fréquente. De retour à Paris, il fait l’expérience d’une conversion foudroyante au cours d’une confession auprès de l’abbé Huvelin. Il quitte tout et choisit alors d’aller prêcher l’Evangile en terre d’islam, partant au désert pendant des années où il abandonne tout à Dieu, se dépouillant de lui-même. Sa dernière expérience sera une vie d’ermite à Tamanrasset, où il sera assassiné. Mais par sa vie et sa mort, Charles, à l’instar de Pauline, n’aura cessé de fortifier la Foi sur terre.

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